Département de France
Deux cœurs rouges entrelacés, surmontés d’une couronne et d’une croix : l’emblème de la Vendée est l’un des rares blasons de département que tout le monde reconnaît. Il vient d’un bijou du Bas-Poitou, il a été l’insigne des insurgés de 1793, et il est le blason officiel du département depuis 1943.
Coat of Arms
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| Statut | Département (85) de la région Pays de la Loire |
|---|---|
| Armes | Un double cœur de gueules, couronné et croiseté, sur champ d’argent ; une bordure de fleurs de lis et de châteaux |
| Officiel depuis | Le 20 octobre 1943 |
| Devise | Utrique fidelis — « Fidèle à l’un et à l’autre » |
| Drapeau | Rouge et blanc, partagé par le double cœur — 1989 |
Blason de la Vendée — d’argent au cœur double, vidé, entravaillé, couronné et croiseté de gueules ; à la bordure componée d’azur et de gueules, les compons d’azur chargés d’une fleur de lis d’or, ceux de gueules d’un château d’or.
D’argent au cœur double, vidé, entravaillé, couronné et croiseté de gueules ; à la bordure componée d’azur et de gueules, les compons d’azur chargés d’une fleur de lis d’or, ceux de gueules d’un château d’or.
Le texte homologué en 1943 est plus court et nomme la figure par son nom : « d’argent au cœur-vendéen de gueules, à la bordure componée d’azur à la fleur de lys d’or, et de gueules au château d’or ».
La bordure évoque le Poitou : la Vendée, c’est l’ancien Bas-Poitou. Les lis sur azur et les châteaux sur gueules sont les armes d’Alphonse de Poitiers, comte de Poitou au XIIIe siècle — les lis de France par son père Louis VIII, les châteaux de Castille par sa mère Blanche de Castille.
Beaucoup de départements français sont représentés par des armes qui n’ont jamais été adoptées. La Vendée fait exception. Le dessin est issu d’un concours lancé en janvier 1943 par Jacques de Maupeou, directeur de la Revue du Bas-Poitou, pour offrir un emblème à la Vendée à l’occasion des 150 ans de l’insurrection de 1793. Le département reprend le projet à son compte, et la commission des Sceaux et Armoiries de l’État l’homologue dans sa séance du 20 octobre 1943.
Avant d’être un blason, le cœur était un bijou. Dans le Bas-Poitou, les hommes fermaient leur col avec une épingle en forme de cœur ajouré ; les femmes l’adoptent ensuite et la portent en broche. Un seul cœur, pas encore deux : il dit l’amour et la fidélité, et sa couronne le mariage, qui « couronne » l’amour.
La seconde source est religieuse. La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus se répand depuis le XVIIe siècle, et en 1793 les insurgés vendéens en font leur emblème, en signe de protection et de fidélité au catholicisme. C’est un cœur de tissu rouge plein, surmonté d’une croix, cousu à gauche sur le revers de la veste en signe de ralliement. Cathelineau, général des insurgés, le porte ; il distingue les « Blancs » des « Bleus » républicains.
Le cœur devient double au début du XIXe siècle. On en donne trois lectures, qui ne s’excluent pas : les Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie ; l’union de l’homme et de la femme, héritée de la broche ; et une double fidélité, au Roi et à l’Église. Le blason de 1943 fixe cette forme — deux cœurs, une couronne, une croix — et l’on retrouve aujourd’hui le même cœur dans le blason des Pays de la Loire.
La devise de la Vendée est Utrique fidelis : « Fidèle à l’un et à l’autre » — sous-entendu à Dieu et au Roi. Elle est homologuée avec le blason le 20 octobre 1943, à la suite d’une requête du conseil général.
La devise dit en latin ce que le meuble dit en dessin : deux cœurs, deux fidélités. Il est rare qu’une devise et un écu se répètent aussi exactement.
Le drapeau du département est adopté le 18 septembre 1989, en même temps qu’un nouveau logotype. C’est un rectangle de proportions 5:6, divisé en deux parties rouge et blanche par un cœur vendéen de couleur rouge. L’identité visuelle est l’œuvre du graphiste Michel Disle.
Le cœur y quitte l’écu. La bordure du Poitou et le champ d’argent disparaissent ; il ne reste que le tracé des deux cœurs, avec leur couronne et leur croix, assez grand pour couper le drapeau en deux. Le département a redessiné son logo depuis — en 2007, puis en 2015 — mais toujours autour du même double cœur.
On lui donne trois sens : les Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, l’union de l’homme et de la femme, et la double fidélité au Roi et à l’Église. La couronne vient de l’ancienne broche en cœur du Bas-Poitou, la croix de l’insigne du Sacré-Cœur de 1793.
Oui. Issu d’un concours lancé en janvier 1943 par la Revue du Bas-Poitou, il est homologué par la commission des Sceaux et Armoiries de l’État le 20 octobre 1943.
Utrique fidelis, « Fidèle à l’un et à l’autre », c’est-à-dire à Dieu et au Roi. Elle est homologuée avec le blason en 1943.
La bordure évoque le Poitou, dont la Vendée formait la partie basse. Les lis sur azur et les châteaux sur gueules sont les armes d’Alphonse de Poitiers, comte de Poitou, fils de Louis VIII et de Blanche de Castille.
Un rectangle de proportions 5:6, divisé en deux parties rouge et blanche par un cœur vendéen rouge. Il est adopté le 18 septembre 1989 avec le logo du département, dessiné par Michel Disle.
Le blason est décrit d’après le blasonnement publié et les textes ci-dessus, et non d’après le dessin.
Dernière vérification par la rédaction d’Emblema Mundi le 30 septembre 2026.