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France — Emblème et Drapeau


La France occupe une place à part parmi les nations européennes : la République n’a aucun blason officiel. Depuis que la Révolution a balayé les armes royales d’azur à trois fleurs de lis d’or, aucun blason d’État ne les a remplacées. À leur place, un emblème officieux — un faisceau de licteur entouré de branches de chêne et d’olivier, portant la Légion d’honneur et la devise Liberté, égalité, fraternité — représente la République lors des occasions diplomatiques. À ses côtés flotte le drapeau tricolore, né d’une cocarde présentée à Louis XVI le 17 juillet 1789, aujourd’hui l’un des drapeaux les plus influents de l’histoire. Sous ce récit national, 21 régions historiques portent leur propre identité héraldique, de l’hermine de la Bretagne à la tête de Maure de la Corse.

Repères

Nom officielRépublique française
Blason officielAucun — la République n’en a jamais adopté
Emblème d’État (officieux)Un faisceau de licteur, sur branches de chêne et d’olivier
Composé en1905, par Maurice de Meyère
Armes royales historiques« France moderne » : d’azur à trois fleurs de lis d’or (dès v. 1376)
Drapeau nationalTricolore — bandes verticales bleue, blanche, rouge
Ordre bleu-blanc-rouge fixé15 février 1794 (Convention nationale)
Proportions du drapeau2:3
DeviseLiberté, égalité, fraternité
Retracé sur cette page9 armoiries et 10 drapeaux, du XIIe siècle à nos jours

Les armoiries de la France

Contrairement au drapeau, les armoiries de la France ont changé à chaque régime — et la République, elle, n’en a jamais adopté d’officielles. Des fleurs de lis des Capétiens à l’aigle des deux Empires, jusqu’au faisceau de licteur d’aujourd’hui, voici les grandes armes qui ont représenté le pays. Chaque emblème est détaillé ci-dessous, image à l’appui.

Armes « France ancien » : d’azur semé de fleurs de lis d’or

XIIe

Les armes « France ancien »

Les plus anciennes armes des rois de France apparaissent sous les Capétiens, au XIIe siècle : un champ d’azur parsemé de fleurs de lis d’or, sans nombre fixe.

D’azur semé de fleurs de lis d’or.

Le lys d’or, fleur mariale et symbole de pureté, fut associé à la royauté dès Louis VII ; le champ bleu constellé d’or évoquait le ciel étoilé. On les nomme « France ancien ».

Armes de France-Navarre : mi-parti d’azur semé de fleurs de lis d’or et de Navarre à l’escarboucle

1305

Les armes de France-Navarre

Au début du XIVe siècle, trois rois — Louis X, Philippe V et Charles IV, fils de Philippe le Bel et de Jeanne de Navarre — ceignent aussi la couronne de Navarre et réunissent les deux écus, mi-parti.

Mi-parti : d’azur semé de fleurs de lis d’or, et de gueules au rais d’escarboucle d’or.

La moitié dextre porte le semé de lis du royaume, la senestre les chaînes d’or de Navarre. L’union des deux couronnes prit fin en 1328, à l’avènement des Valois.

Armes « France moderne » : d’azur à trois fleurs de lis d’or

1376

Les armes « France moderne »

Vers 1376, Charles V réduit le semé à trois fleurs de lis seulement, en l’honneur de la Sainte Trinité.

D’azur à trois fleurs de lis d’or, posées 2 et 1.

Ce blason, dit « France moderne », resta celui du royaume pendant quatre siècles, porté par les Valois puis les Bourbons. Le lys d’or sur azur devint l’une des armoiries les plus imitées d’Europe.

Armes de France et de Navarre sous les Bourbons : écu accolé, couronne royale et colliers des ordres

1589

Les armes de France et de Navarre

Avec l’avènement d’Henri IV en 1589 — roi de France et de Navarre —, l’écu du royaume associe les deux couronnes, jusqu’à l’abolition de la royauté en 1792.

Parti : d’azur à trois fleurs de lis d’or (France), et de gueules aux chaînes d’or de Navarre.

L’écu est timbré de la couronne royale fermée et ceint des colliers des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit ; à la cour, il se déployait en « grandes armes », sur un manteau d’azur semé de lis. Ces armes furent brièvement rétablies sous la Restauration.

Armoiries du Premier Empire : aigle impériale de Napoléon Ier, manteau semé d’abeilles d’or

1804

Les armoiries du Premier Empire

En 1804, Napoléon Ier rompt avec le lys et adopte l’aigle, inspirée de Rome et de Charlemagne.

D’azur à l’aigle d’or empiétant un foudre du même.

Le manteau de pourpre était semé d’abeilles d’or — emblème repris des rois mérovingiens, retrouvé dans la tombe de Childéric Ier —, symbole d’immortalité. Couronne impériale, sceptre et main de justice complétaient l’ensemble.

Armoiries de la Restauration : d’azur à trois fleurs de lis d’or sous la couronne royale

1815

Les armes de la Restauration

Avec le retour des Bourbons — Louis XVIII, puis Charles X —, l’aigle impériale s’efface et les fleurs de lis reviennent, timbrées de la couronne royale fermée.

D’azur à trois fleurs de lis d’or.

Ce sont, à peu de choses près, les armes d’avant 1789 : la Restauration rétablit l’héraldique royale de l’Ancien Régime, jusqu’à la révolution de Juillet 1830.

Armoiries de la Monarchie de Juillet : d’azur à la Charte constitutionnelle de 1830 d’or

1830

La Monarchie de Juillet

Louis-Philippe, « roi des Français » et non plus « roi de France », rompt avec les fleurs de lis : son emblème n’est plus dynastique mais constitutionnel.

D’azur, à la charte constitutionnelle de 1830 d’or, gravée de sable.

Le livre ouvert de la Charte remplace les lis : la royauté se veut désormais fondée sur un contrat écrit avec la nation, et non sur le droit divin. Ces armes disparaissent avec la révolution de 1848.

Armoiries du Second Empire : aigle impériale de Napoléon III

1852

Les armoiries du Second Empire

En 1852, Napoléon III restaure l’aigle impériale de son oncle : le Second Empire reprend les armes du Premier.

D’azur à l’aigle d’or empiétant un foudre du même.

L’aigle sur champ d’azur, le manteau semé d’abeilles et la couronne impériale reparaissent, ceints du grand collier de la Légion d’honneur. Ces armes disparaissent avec la chute de l’Empire, en 1870.

Emblème de la République française : faisceau de licteur sur des branches de chêne et d’olivier

1905

L’emblème républicain au faisceau

La République n’a jamais adopté d’armoiries officielles. Son emblème officieux, composé en 1905 par le graveur héraldiste Maurice de Meyère, remplaça les symboles improvisés qu’affichaient les ambassades.

Un faisceau de licteur d’or, sur des branches de chêne et d’olivier passées en sautoir, ceint de la devise Liberté, égalité, fraternité.

Le chêne figure la justice, l’olivier la paix ; l’ensemble est entouré du collier de la Légion d’honneur. Adopté par le Quai d’Orsay en 1913, retenu pour l’ONU en 1953, il figure sur les passeports — sans avoir jamais force de loi.

Les drapeaux de la France

La France n’a pas toujours arboré le tricolore. Des rois capétiens à la Ve République, une dizaine de bannières se sont succédé : l’oriflamme de guerre, les bannières fleurdelisées d’azur, le pavillon blanc royal, le tricolore né de la Révolution et porté par l’Empire, le retour du drapeau blanc, puis le tricolore définitif — sans oublier les deux emblèmes rivaux de la Seconde Guerre mondiale. Chaque drapeau est détaillé ci-dessous, image à l’appui.

Oriflamme de Saint-Denis, bannière rouge des rois de France au Moyen Âge

XIIe

L’oriflamme de Saint-Denis

Le plus ancien étendard des rois de France n’était pas fleurdelisé, mais rouge vermeil : l’oriflamme, bannière sacrée de l’abbaye de Saint-Denis. Le roi venait la lever sur l’autel avant de partir en guerre, dès le XIIe siècle. Bannière de combat plus que drapeau national, elle fut portée à Bouvines et durant la guerre de Cent Ans, avant de disparaître sous Charles VII.

Bannière d’azur semée de fleurs de lis d’or (France ancien)Bannière d’azur à trois fleurs de lis d’or (France moderne)

XIVe

Les bannières fleurdelisées

C’est le drapeau que l’on associe spontanément à la royauté : un champ d’azur (bleu) semé de fleurs de lis d’or. Cette version dense, dite « France ancien », apparaît sur les armes royales dès le XIIe siècle. Vers 1376, Charles V réduit le semé à trois fleurs de lis posées 2 et 1 — le blason « France moderne », en l’honneur de la Trinité :

D’azur à trois fleurs de lis d’or, posées 2 et 1.

Le lys d’or sur fond d’azur devint l’emblème des dynasties capétienne, de Valois puis de Bourbon, et l’une des armoiries les plus imitées d’Europe. Ces bannières bleues étaient les couleurs héraldiques du royaume ; sur le champ de bataille et en mer, elles côtoyaient toutefois le blanc du roi.

Pavillon royal blanc semé de fleurs de lis d’or de l’Ancien Régime

1638

Le pavillon blanc de l’Ancien Régime

Le royaume n’avait pas de drapeau national unique : chaque province, régiment et navire avait ses couleurs. Ce qui unissait l’ensemble, c’était le blanc, couleur personnelle du roi. À partir de 1638, le pavillon blanc — uni, ou semé de fleurs de lis d’or — fut réservé aux vaisseaux de guerre et devint la marque de la marine royale jusqu’à la Révolution.

Premier drapeau tricolore rouge-blanc-bleu de la Révolution (1790-1794)

1790

Le premier tricolore de la Révolution

Le 13 juillet 1789, la milice parisienne adopta une cocarde bleu et rouge, aux couleurs de Paris. Le 17 juillet, La Fayette y ajouta le blanc du roi pour « nationaliser » le dessin lorsqu’elle fut présentée à Louis XVI. Le premier drapeau national, adopté en 1790, plaçait le rouge près de la hampe : il se lisait rouge-blanc-bleu. Ce n’est qu’au 15 février 1794 que la Convention nationale fixa l’ordre définitif bleu-blanc-rouge, sur un dessin attribué au peintre Jacques-Louis David.

Drapeau tricolore du Premier Empire orné de l’aigle de Napoléon Ier

1804

Le tricolore et l’Aigle du Premier Empire

Napoléon Ier conserva le tricolore comme drapeau national, mais le couronna d’un symbole nouveau : l’Aigle impériale. Par décret du 10 juillet 1804, chaque régiment reçut une aigle de bronze doré (sculptée d’après Chaudet), remise solennellement au Champ-de-Mars le 5 décembre 1804, trois jours après le sacre : « Soldats, voilà vos drapeaux ! » Le modèle 1804 portait un losange blanc entouré de triangles bleus et rouges ; le modèle 1812 revint aux trois bandes verticales bleu-blanc-rouge. Les armes impériales — l’aigle et les abeilles — ornaient les étendards de la Grande Armée.

Drapeau blanc de la Restauration des Bourbons (1815-1830)

1815

Le drapeau blanc de la Restauration

Avec le retour des Bourbons en 1814-1815, le tricolore — devenu symbole de la Révolution et de l’Empire — fut aboli au profit du drapeau blanc de la monarchie. Louis XVIII fit fondre presque toutes les aigles de Napoléon. Le blanc resta l’emblème du royaume pendant toute la Restauration, jusqu’à la chute de Charles X.

Drapeau tricolore actuel de la France, bleu blanc rouge

1830

Le tricolore, emblème national

La révolution de Juillet 1830 rétablit définitivement le drapeau bleu-blanc-rouge, que Louis-Philippe adopta comme emblème de la monarchie de Juillet. Depuis, malgré les changements de régime, il n’a plus quitté la France. Aujourd’hui, l’article 2 de la Constitution de 1958 dispose : « L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. » Le bleu et le rouge sont les couleurs de Paris, le blanc celle de la monarchie : réunies, elles scellent l’union du roi et du peuple.

Drapeau de la France libre : tricolore frappé de la croix de Lorraine rougeÉtendard de Philippe Pétain, chef de l’État français : tricolore à la francisque et sept étoiles

1940

Deux drapeaux rivaux

Sous l’Occupation, deux France s’affrontent, chacune sous le tricolore — mais avec un signe distinctif opposé. Depuis Londres, la France libre du général de Gaulle adopte la croix de Lorraine rouge, proposée par le vice-amiral Muselier le 1er juillet 1940 (ordre général n°2 du 3 juillet), « en opposition à la croix gammée » : le tricolore frappé de cette double croix devient l’emblème de la Résistance. À Vichy, le régime du maréchal Pétain conserve le tricolore, mais son étendard personnel porte une francisque (hache gauloise) surmontant sept étoiles d’or ; la francisque, créée le 26 mai 1941, devient l’emblème de l’« État français » et de sa devise Travail, Famille, Patrie. La Libération scelle la victoire du tricolore à la croix de Lorraine.

La tradition héraldique française

La France a joué un rôle fondateur dans le développement de l’héraldique européenne. Le mot blason lui-même vient de l’ancien français, et les premiers traités systématiques d’héraldique furent rédigés en français. La fleur de lis, associée à la couronne de France au moins depuis Louis VII au XIIe siècle, devint sans doute le meuble le plus reconnaissable de toute l’héraldique occidentale.

Contrairement à l’Angleterre ou à l’Écosse, la France n’a plus aujourd’hui d’autorité héraldique d’État : les derniers hérauts d’armes royaux ont disparu avec l’Ancien Régime. L’héraldique communale et régionale reste pourtant vivace ; communes, départements et régions adoptent et modifient librement leurs armes, souvent d’après les blasons enregistrés dans l’Armorial général de France de d’Hozier (1696).

Le style héraldique français privilégie la clarté et l’élégance : partitions simples, meubles francs, et stricte observance de la règle de contrariété des émaux. Les armes régionales reflètent souvent l’histoire féodale — les léopards de Normandie rappellent le lien Plantagenêt, l’hermine de Bretagne la maison ducale, et la croix de Toulouse le Languedoc.

L’héraldique régionale de la France

Chacune des régions historiques de France porte un blason distinctif enraciné dans son passé féodal ou provincial. Huit exemples notables :

  • Île-de-FranceD’azur à trois fleurs de lis d’or, à la bordure de gueules. Berceau de la dynastie capétienne et siège du pouvoir royal ; ses armes font écho à la France ancien.
  • BretagneD’hermine plain. Le blason régional le plus emblématique de France, hérité du duché indépendant de Bretagne et du mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII en 1491.
  • Alsace — Écu réunissant les armes de la Basse et de la Haute-Alsace, témoin de siècles d’histoire partagée entre la France et le Saint-Empire.
  • BourgogneD’azur semé de fleurs de lis d’or, à la bordure componée d’argent et de gueules. Les armes des puissants ducs de Valois-Bourgogne, rivaux de la couronne de France au XVe siècle.
  • LorraineD’or à la bande de gueules chargée de trois alérions d’argent. La croix de Lorraine, portée par les ducs de Lorraine, devint plus tard le symbole de la France libre du général de Gaulle.
  • CorseD’argent à la tête de Maure de sable, tortillée d’argent. La testa mora, l’un des meubles les plus distinctifs de l’héraldique européenne, liée au passé médiéval de l’île sous domination pisane puis génoise.
  • Provence-Alpes-Côte d’AzurD’or à quatre pals de gueules, armes de l’ancien comté de Provence, reflet de la longue domination de la maison de Barcelone et d’Aragon.
  • Nord-Pas-de-CalaisD’or au lion de sable armé et lampassé de gueules. Le lion de Flandre, rappelant les liens de la région avec le comté de Flandre et les Pays-Bas bourguignons.

Questions fréquentes

La France a-t-elle un blason officiel ?

Non. Depuis la chute de la monarchie, la France n’a pas de blason officiel. La République utilise un emblème officieux représentant un faisceau de licteur sur des branches de chêne et d’olivier, avec la Légion d’honneur et la devise Liberté, égalité, fraternité. Cette composition fut créée en 1905 par Maurice de Meyère, adoptée par le Quai d’Orsay en 1913 et retenue pour l’ONU en 1953.

Que représente le drapeau tricolore ?

Le bleu et le rouge sont les couleurs traditionnelles de Paris, tandis que le blanc est la couleur de la monarchie. Les trois couleurs furent réunies dans une cocarde le 17 juillet 1789, à l’initiative de La Fayette, symbolisant l’union du roi et du peuple. Le drapeau tricolore vertical fut officiellement adopté le 15 février 1794.

Qui a dessiné l’emblème officieux de la France ?

L’emblème fut créé en 1905 par le peintre-graveur héraldiste Maurice de Meyère, en réponse à la gêne diplomatique éprouvée lors des visites d’État d’Alphonse XIII d’Espagne, d’Édouard VII et de Victor-Emmanuel III. En 1953, Robert Louis retint ce dessin pour représenter la France aux Nations unies.

Pourquoi le drapeau français est-il bleu, blanc et rouge ?

Le bleu et le rouge sont les couleurs historiques de Paris, présentes sur les armes de la ville. Le blanc était la couleur de la monarchie française. La Fayette proposa d’ajouter le blanc à la cocarde révolutionnaire bleu-rouge pour « nationaliser » le dessin, lorsqu’elle fut présentée à Louis XVI le 17 juillet 1789.

Quelles étaient les armes royales de France ?

Les armes royales étaient d’azur à trois fleurs de lis d’or — trois lys dorés sur un champ bleu. Ce blason simplifié fut adopté par Charles V vers 1376, remplaçant la France ancien qui portait un semé de fleurs de lis sur tout le champ.

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Sources et références

  • Pastoureau, Michel. Traité d’héraldique. Paris: Picard, 2003.
  • Velde, François. Encyclopaedia Heraldica: France. heraldica.org.
  • Smith, Whitney. Flags Through the Ages and Across the World. New York: McGraw-Hill, 1975.
  • Élysée. Les faisceaux du licteur. elysee.fr.
  • Znamierowski, Alfred. The World Encyclopedia of Flags. London: Lorenz, 2013.
  • Constitution de la Ve République, Article 2 (1958).
  • Fondation Charles-de-Gaulle. Origine et signification de la Croix de Lorraine. charles-de-gaulle.org.
  • Fondation Napoléon. Les Aigles du Premier et du Second Empire. napoleon.org.

Illustrations des drapeaux : Wikimedia Commons (domaine public), sauf le drapeau du Premier Empire, © OttavianoLolnoob, CC BY-SA 4.0. Blasons : Wikimedia Commons — France ancien © Saltspan, France moderne, armes de France et de Navarre, armoiries royales (France-Navarre 1305, Restauration, Monarchie de Juillet) et armoiries impériales © Sodacan et Louis de Lauban (CC BY-SA) ; emblème républicain © Hans-Ulrich Herzog (domaine public).

Dernière vérification par l’équipe éditoriale d’Emblema Mundi le 14 juillet 2026.

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